My Laïfe

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samedi 7 février 2015

Anniversaire, ski... et compagnie :)

Hello hello les amis!

Voici encore une semaine passée sous le signe de "mais où donc est-elle passée?"

J'ai l'impression d'être rentrée du ski hier - en réalité cela fait 5 jours!
J'ai l'impression d'avoir fait ma compétition avant-hier, en réalité ce fut il y a une semaine...

En deux mots :
- j'ai eu la chance de participer à la compétition de ski (Trophée Ski) organisé par mon entreprise
- 200 personnes, pendant 3 jours à Val Thorens
- j'étais dans l'équipe de la Salle des Marchés de Toulouse :)
- nous avons fait une très belle perf, 7ème sur 50 équipes!
- me concernant, je suis classée 8ème des 70 femmes.

Bonheur. Surtout de ne m'être rien cassée et de revenir en vie.
La tête pleine de chouettes moments partagés avec mes coéquipiers, ma coturne, mes collègues (au final, j'en connaissais une petite cinquantaine... C'est agréable de partager le dance-floor avec 50 potes!)

Bonheur que mon mari me permette de vivre de si bons moments.

Bonheur de reprendre le ski alpin (j'en ai fait 3 jours ces 7 dernières années...)

De reprendre le ski tout court - si on fait exception des 3 jours à ski de randonnée à Noël, cela fait quasiment 6 ans que je n'avais chaussé de ski!


J'ai donc fêté mes 32 ans en partie avec mes collègues...
Sur le dance-floor
Puis sur les pistes...
Mais aussi avec mes enfants... Bref, intense ce week-end prolongé :)
"Joyeux anniversaire Maman!" (SMS du matin, reçu après... 3h de sommeil :))

Grand beau en ce lundi 2 février, à nous les pistes, la poudreuse (1m tombé en 3 jours...) et le soleil !

Mes collègues d'amour :)




La Dream Team !!! 7ème quand même, et puis en dessous, c'est moi dans le slalom. Vous apprécierez la météo :)

Allez, je vous laisse parce que l'actualité reste intense, même si cette nuit, je ne sors pas en boîte...

Quoi que...


Tiens, pour finir, un aperçu de la folie douce (boîte de nuit à ciel ouvert, que l'on trouve à Val Tho, Val d'Isère etc...  Avec DJ qui mixe en live + un rappeur + un saxo live... la classe quand même!)




Des bisous

jeudi 5 février 2015

Heureux comme un juif en France


Je conçois que ce titre puisse paraître provocateur. En même temps, rien de tel qu'un peu d'ambition , un peu d'exigence, pour faire avancer les choses.


Savez-vous vers quel projet sociétal vous souhaitez emmener la France?

Certains n'ont pas attendu la fin des marches républicaines du dimanche 11 janvier pour exprimer que s'il était important de défiler, il était encore plus pertinent de se mettre au travail - le plus tôt sera le mieux.

 Soit, mettons-nous au travail.
 

1. Par où commencer?

Il y a 4 semaines, les français ont compris - un peu tard et dans la douleur - que le pacte républicain voulu par nos aînés n'était que l'ombre de lui-même.

Le mouvement de solidarité qui s'en est suivi ne peut en aucun cas être interprété comme un "mais si, vous voyez, la République est dans la rue"

Non, croyez-moi, la République est dans la constitution, dans nos livres d'histoire-géo et d'éducation civique, dans notre système judiciaire. Point.

Si nos dirigeants ont été exemplaires ces dernières semaines, si la présence de toutes les familles politiques (ou presque) à cette marche illustre une chose, c'est qu'il est grand temps d'aborder des thèmes de fond, qui dépassent les clivages et qui sont substantiels à tout avenir politique, économique, sociétal de notre pays.

 Pensons républicain, pensons aux termes du contrat qui fonde le vivre ensemble.

 2. Comment?

Mettons autour de la table tout le monde. Y compris le Front national (non pas que cela soit ma tasse de thé, mais on ne peut ignorer que près d'un français sur 4 se reconnaît dans les "valeurs" de ce parti)

 L'objectif de ces "Assises Républicaines" qu'il serait temps que le Président de la République convoque est de dépasser la pluralité des opinions - pluralité nécessaire au bon fonctionnement de notre démocratie - pour tendre vers un socle commun.

 Donnons donc à chaque famille politique la possibilité de participer au débat, incarné par une vingtaine de personnalités de premier plan - dont la désignation reste à déterminer, l'objectif étant évidemment une légitimité maximale, une représentativité de la nation optimale.

 
3. Vers où aller?

C'est sans doute le point le plus délicat, celui sur lequel le fameux consensus est susceptible de voler en éclats rapidement.

 Il s'agit de dessiner les contours de ce que serait "l'esprit du 11 janvier"

Car de même que les Américains ont leur 11 septembre, nous autres Français avons malheureusement notre 11 janvier... 

De même que les Américains se sont sentis patriotes comme jamais après cette attaque au cœur de ce qu'ils ont construit, les Français se sont (r)éveillés à leur Francité.

Depuis 1998, je n'avais pas vu autant de drapeaux, entendu autant la Marseillaise. Et cela m'a fait du bien. Ces symboles de notre pays me semblaient jusque-là comme confisqués par une frange de la population dont je ne partage pas le projet politique.


Et nous voilà aujourd'hui, à devoir composer avec ces extrêmes, pour poursuivre l'esprit du 11 janvier. Soit. C'est bien le principe de la démocratie... et c'est également l'avenir de notre République qui se trame.

Dessiner le 11 janvier (sans aucun mauvais jeu de mots)

Commençons par définir un cadre et  des objectifs

D'aucuns me diront que tout projet sociétal est indissociable d'un projet économique, lequel est loin de faire l'unanimité parmi les présents à ces Assises Républicaines.

Soit. Mais tout le monde est d'accord sur quelques (modestes) objectifs :
- assurer la sécurité des personnes et des biens
-  restaurer le respect des maîtres, et de l'autorité en général
-  faire baisser le chômage - en particulier chez les jeunes
-  encourager l'entrepreneuriat et l'emploi
- encourager les initiatives solidaires, qui créent du lien entre les individus, entre les générations.

Entre les français, tout simplement.
Entre tous les Français. Sans clivage.

Je voudrais terminer ce texte en citant mon arrière-arrière-grand-mère, Fanny Marx, née en 1865 dans une famille juive Lorraine (dont nous documentons la présence dans cette région depuis le Moyen-Âge) .

Dans cette lettre de 1916, elle remercie l'infirmière qui s'est occupé de son fils, Marcel (19 ans), mort à Verdun.

"Enfin, si le sacrifice de sa vie, joint à celles de tous ceux qui furent servis en holocauste sur l’autel sacré de la Patrie, arrivent en temps voulu à sauvegarder notre Chère France du joug barbare, et à lui conserver son rôle glorieux parmi les Nations, alors nous n’oserons pas nous lamenter outre mesure, puisque en sa vie réduite, notre cher Enfant aura du moins pu être un des vaillants artisans du Droit et de la Justice".

Il nous appartient, aujourd'hui, de faire en sorte que les personnes disparues sous la violence des Merah, Kouachi, Coulibaly soient des vaillants artisans du Droit et de la Justice.
 

Il nous appartient de sauvegarder notre Chère France. Pour qu’un jour je puisse dire à mes enfants : « Heureux comme un juif en France ».

 

jeudi 29 janvier 2015

Ils grandissent trop vite...

Les derniers clichés des petits fruits...

Isaïe s'éclate... en imitant ses soeurs


C'était pendant mon absence (déplacement pro à Bruxelles... Cela me donne l'occasion de dire...
Encore 1000 mercis à Caroline et sa petite famille de m'avoir si bien accueillie, vous êtes des AMOURS !!!)


Naomi, ce matin, qui m'attendait patiemment à la sortie de la douche (comme d'hab) ... en qui a essayé mes tenues pour vérifier qu'elles étaient conformes ! (à quoi??? demandez lui donc!)


Linor, pensive, durant l'anniv de Louis le week-end dernier :)




Et Isaïe, qui se met debout dans son parc depuis peu...


Spectacle du Club GYM

Ce fut dimanche 18 janvier
Un spectacle de "fin d'année" en janvier. Tout à fait, oui.
Et dans la "grande" salle de Nogent sur Marne - la Scène Watteau (400 places)
Très impressionnant pour des jeunes enfants. Et Linor et ses camarades n'ont pas démérité !
Un spectacle ayant pour thème "Les Enfoirés", avec des chansons connues de tous... Un beau thème, très bien interprété, par des gymnastes de 3 à 18 ans! Bravo les gyms!

Et la suite, en photos!

Face à face de tigresses!

Attends deux secondes, j'me recoiffe!

I am a tiger... ou bien?

Clap clap les baguettes...

La classe !

J'aimerais...


Partager avec vous photos et récits du premier spectacle de Linor avec le club Gym
 
Vous décrire le processus de "sortie" des deux premières quenottes d'Isaie la semaine dernière
 
Vous confier les petites et grandes anecdotes qui égayent mon quotidien - ou pas!

Vous raconter mon premier déplacement professionnel à l'étranger depuis la reprise

Vous peindre mes débuts comme formatrice professionnelle pour le réseau (en anglais, donc)  au sein de mon entreprise (en plus de ma casquette habituelle)

Prendre le temps de finir un billet très sérieux (et très léger en même temps) qui a le bon goût de s'intituler "Heureux comme un juif en France"

Vous dire combien je suis heureuse de connaître une période où je me sens particulièrement utile (et occupée... voire très occupée !)  sur un plan professionnel, et ce sans connaitre de pression ou de stress. Oui, cela est possible. Je m'amuse bien.

 Vous décrire un quotidien, dont je n'avais jamais soupçonné qu'il puisse me combler a ce point

Vous avouer que pour la première fois de ma vie, il nous arrive de dire "non", de décliner, de ne pas faire TOUT pour repousser les limites du temps et de l'espace afin de répondre positivement aux propositions qui nous sont faites.

Parce que - et peut être pour la 1ère fois de notre vie - nous avons atteint une certaine limite.

Atteindre ses limites est une expérience apaisante, nous concernant. Nous aimons l'idée de faire au mieux, avec les ressources (énergétiques, morales, matérielles) dont nous disposons. Et j'ose croire que nous n'en manquons pas!

J'aime aussi l'idée que - ne pouvant répondre positivement à toutes les propositions - nous devons faire des choix.

Comme s'il m'avait fallu attendre ce moment pour prioriser.

Le week-end dernier, Ada m'a soufflé une réponse. Ce fut une prise de conscience. Une réponse à une question dont j'ignorais moi-même qu'elle m'habitait depuis quelques temps.

 Les relations que nous priorisons ont un point commun : la bienveillance.

 

Si notre civilisation vit un choc des vertus, je choisis de nommer la bienveillance "reine des vertus".

La bienveillance comme attitude positive, ayant pour finalité le bien-être, le souci de l'Autre.

La bienveillance comme ensemble de petites et de grandes attentions.

La bienveillance comme une présence  attentive (sachant écouter) et compréhensive (sachant rassurer, pardonner).

Pour le reste - la non bienveillance - nous décidons que nous n'avons ni le temps, ni l'énergie, ni l'envie.


Hum. J'ai l'impression de m'être beaucoup confiée, là.
Certes, j'enfonce des portes ouvertes...

Mais qui n'entretient pas - en général en raison d'un sentiment d'obligation familiale ou de fidélité absurde à une complicité passée -  des relations avec des personnes manquant de bienveillance?

("Toxiques" est un équivalent...)

 Et qui n'a jamais vécu cette prise de conscience?
 Vos témoignages sont les bienvenus!

:)



mercredi 21 janvier 2015

Pendant que Sonia Delaunay charme Linor...

Naomi et Isaïe affinent leur complicité... sur les balançoires !!!

Récit en images !

Un Isachou enchanté d'être poussé par sa soeur !

Une Naomi ravie des fous rires qu'elle provoque chez son frère!


 La meilleure de la journée, le clou... reste tout de même la vidéo suivante !




Oui, Isaïe "sait" faire de la balançoire : pieds en avant quand la balançoire avance, en arrière quand elle recule! C'est ce qui s'appelle "sentir le truc" ou avoir de l'intuition.

Bonheur ces loulous !

lundi 19 janvier 2015

Dans la famille Delaunay...

Je voudrais SONIA !

Sonia Delaunay (Musée d'art moderne de Paris), c'est un peu la classe.
C'est de la couleur. Beaucoup de couleurs. Des formes géométriques, des costumes, des mosaïques. Bref, c'est tout ce qu'un jeune enfant qui "aborde" l'art est en mesure d'apprécier!

Linor a adoré !
En plus, l'exposition est assez modeste - bon, j'avoue que je me suis mise "à hauteur" de ma fille (au sens propre comme au figuré... disons que je m'agenouillais à côté d'elle pour lui poser des questions et lui commenter les œuvres, afin de ne pas parler fort et trancher avec l'ambiance feutrée :))

Nous nous sommes donc arrêtées devant une dizaine de tableaux / costumes, et j'ai écouté ma fille évoquer ce qu'elle voyait, ce qu'elle ressentait.

Un mot : Passionnant.
Aussi passionnant que lorsque mes filles me racontent l'histoire qu'elles imaginent en écoutant La Jeune fille et la Mort, ou les Quatre Saisons.
L'art, quoi!

Voici en images, les souvenirs de cette belle matinée !

(oui, oui, ce n'était que la matinée... et l'après-midi était non moins chargée, un billet va arriver prochainement sur le sujet !)

RER de Nogent : point de départ !

RER A, étape suivante...

Linor et son sac (si vous observez bien le sac, vous verrez gravé LINOR.. MERCI ANNA !!!)

Magnifique. Le kiff !!!



Un grand merci à Grand Kiwi qui a - parallèlement - très bien occupé les "petits" !

Je touche à peine Terre

(message débuté vendredi 16 janvier...)

Bonjour les amis...

Que vous dire?
J'ai des envies fortes d'écrire, en ce moment.
Impression de vivre des événements de portée historique.
Impression de passer pour toute une palette d'émotions, d'entendre et surtout de lire des opinions qui tour à tour me rassurent, m'inquiètent, me scandalisent, me font pleurer, me choquent, me font sourire...

Dans ce maelstrom émotionnel, notre vie sociale (soirée filles, soirée "soeurs", Bar Mitzvah, shabat en famille, goûter russe en famille, etc.) a repris de plus belle... Et les échéances professionnelles s'enchaînent. Je commencerai à "respirer" de nouveau le 4 février.

Pour autant, nous avons pris le temps de passer des moments forts avec les enfants ce week-end.
Que ce fut bon.

Nous vous racontons cela prochainement, il devrait y avoir une avalanche de billets, photos et vidéos dans les prochains jours.

dimanche 11 janvier 2015

A lire en attendant de vous voir à la Marche Républicaine, tout à l'heure

Chers amis,
Je partage de nouveau ce texte, écrit jeudi 8 janvier. C'est avec une profonde tristesse que je le modifie, afin d'y associer les victimes juives de vendredi.
Merci de vos messages de soutien, nous avons été très touchés.


Merci CHARLIE

Aujourd’hui, mes enfants se sont réveillés dans un monde un peu moins beau, et surtout beaucoup moins drôle qu’hier.
Un monde dans lequel nous savons désormais que dessiner tue.
Nous savions déjà qu'informer tue. Eh bien, faire rire aussi.
Et être juif aussi...

Mes enfants sont encore jeunes, aussi il se passera quelques années avant qu’ils ne m’interpellent «Maman, tu te souviens du jour de l’attentat Charlie Hebdo ? »

Que dois-je leur répondre ?

Que la France est devenue une Terre de haine, de violence et d'insécurité?

Que forte est l'impression d'être pris en tenaille entre ceux qui (se) nourrissent de la haine pour l'étranger, pour les musulmans, pour les juifs, pour les homosexuels, pour les femmes, pour la République laïque et pour la liberté d'expression ?

Que la patrie de Voltaire et de Rousseau n’est plus qu’une chimère, et que la lutte contre l’intolérance bute contre un mur plus élevé que tout : la peur ?

Qu’ils vivent dans une société où un mot, un dessin ou un geste qui déplaît est susceptible de les envoyer dans l’au-delà ?

Qu’en tant que mère, il est probable que je taise mes opinions plutôt que d’en faire des orphelins?

Qu'ils devront apprendre à composer avec des préjugés et des risques qui n'ont d'autres causes que le fait d'être nés juifs?

Que la peur a eu raison du dialogue?

Que la lâcheté a eu raison du vivre ensemble?

Que la connerie a eu raison du courage?


Mais si c’est ainsi, non seulement Charlie serait mort… Mais CHARLIE serait mort POUR RIEN?

Non, pas question.
Moi, mes enfants, je vais leur raconter…

Que l’élan de solidarité qui a succédé à l'onde de choc a permis un réveil des consciences, un sursaut humaniste, une affirmation des valeurs qui sont chères à mon cœur de française : liberté, égalité et fraternité.

Que des rassemblements spontanés se sont organisés un peu partout, avec une ferveur qui n’avait d’égale que la gratitude de tout un chacun pour Charlie.

Que nous nous sommes serrés, le soir même, proches et inconnus, jeunes et vieux, de gauche et de droite, pétrifiés par le froid, mais surtout gelés par l’effroi…

Que l'union sacrée a duré plus que quelques jours, que les politiques et les communautés de tous bords n'ont pas chercher à ramener la couverture à eux une fois la sidération passée.

Que les Français, spontanément, ont plébiscité la seule voie possible pour ne pas que de telles tragédies se reproduisent : l’éducation

Que l’islam n’a rien à voir avec cela, qu’il existe une belle religion derrière des fous sanguinaires et
ignorants

Que les communautés ont appris à se parler : on ne peut pas avoir raison seul, n’est-ce pas ?

Que les juifs de France ont été protégés et défendus par leurs concitoyens, infiniment solidaires, car touchés eux aussi dans leur chair.

Que les Français ont vaincu la peur : il suffisait d’en rire pour qu’elle disparaisse.

Et savez-vous pourquoi je leur raconterai cela ?
Parce que nous allons le faire.
Parce que nous n'avons pas peur.
Nous sommes tous des juifs de France.
Nous sommes tous Charlie.

Avital Chibane-Grinberg (31 ans, 3 enfants)